Le centenaire de la bataille de Verdun

Le 21 février 1916, 7h15. Un déluge d’obus s’abat sur la région de Verdun, défendue par trois divisions françaises. L’armée allemande veut saigner l’armée française pour en finir avec la guerre de positions qui s’éternise depuis la bataille de la Marne en 1914. La bataille de Verdun va durer 300 jours et 300 nuits et faire plus de 300 000 morts.

A l’occasion du centenaire de la bataille de Verdun, Public Sénat vous propose de revoir plusieurs reportages qui s’attardent sur la renovation du mémorial, la bataille de Verdun et le rôle clef du Sénat dans la guerre de 14-18 décrypté par Jean Garrigues et Pierre-Henri Gergonne.

Le Mémorial de Verdun

Après plus de deux ans de travaux, le Mémorial de Verdun, construit sur le champ de bataille il y a près de cinquante ans fait peau neuve. Dans un bâtiment entièrement modernisé, il propose aux visiteurs de suivre les combattants sur le champ de bataille, qu’ils soient français ou allemands.

Le Sénat dans la guerre

Face à Verdun

La bataille de Verdun a été l’une des plus effroyables de l’Histoire. Elle commence le 21 février 1916 par un bombardement allemand censé ouvrir la route vers Paris. Au Sénat, la commission de l’armée décide de se réunir tous les jours tant que les évènements de Verdun n’ont pas pris fin.

Les Comités secrets

En 14 Gouvernement et Parlement s’effacent devant le commandement militaire. A la fin de l’année, la vie politique reprend peu à peu. La session parlementaire s’ouvre le 22 décembre. Sénateurs et députés qui veulent exercer un contrôle sur la défense nationale et sur la conduite de la guerre, se réunissent en comité secret pour assurer la discrétion des débats. Le gouvernement accepte en 1916 que les Chambres se réunissent en comités secrets.

Les comités secrets du Sénat (1)

C’est la bataille de Verdun, à partir de février 1916 qui incite les parlementaires à se réunir dans la plus grande discrétion pour contrôler la conduite de la guerre par le gouvernement et le Haut commandement. Les parlementaires se réunissent sans public et aucune personne étrangère au Sénat ne peut pénétrer dans l’enceinte du Palais du Luxembourg. 

Les comités secrets (2)

Quatre comités secrets se réunissent au Sénat de juillet 1916, au début de la bataille de Verdun, à juillet 1917. Le deuxième comité sera le théâtre d’un véritable duel entre Georges Clemenceau et Aristide Briand. 

A voir aussi : 

14-18 : Le Sénat dans la Guerre – Les sénateurs captifs

Face à l’invasion allemande, plusieurs sénateurs maires décident de rester à leur poste au risque de devenir otages de l’ennemi. Deux de ces sénateurs trônent désormais dans la galerie des bustes du Sénat.

La santé des Poilus – 14-18 : le Sénat dans la Guerre

Dans la boue des tranchées et le froid des hivers, les poilus vivent dans des conditions inhumaines. A partir de mars 1915, le Sénat s’en préoccupe. Une sous-commission est alors créée et les sénateurs se déplacent sur le front pour établir des rapports sur la santé des Poilus. 

14-18 : Le Sénat dans la Guerre – La Commission de l’Armée

Les sept commissions permanentes qui organisent le travail législatif du Sénat sont nées pendant la Grande guerre. Dotées de pouvoirs exceptionnels, elles obtiennent du Président du Conseil le droit de siéger en permanence. Elles ont joué un rôle majeur dans le contrôle de la politique du gouvernement. La Commission de l’Armée du Sénat est présidée par Clémenceau à partir de novembre 1915. 

14-18, le senat dans la guerre – Clemenceau avant 1917

Avant de devenir Président du Conseil en 1917, Clémenceau, aussi populaire que combattif, joue un rôle majeur au Sénat. Il critique sans relâche l’inefficacité du gouvernement XX puis Briand, le manque d’information qu’il transmet et son défaitisme.

14-18 : Le Sénat dans la Guerre – Sénateur et aviateur