« Raymond Aron, le chemin de la liberté » ​- Inédit 
Samedi 20 octobre à 21h  

21h : Le documentaire : ​”Raymond Aron, le chemin de la liberté ” 

A l’occasion du 35ème anniversaire de la mort de Raymond Aron et du cinquantenaire de Mai 68, ce film dresse un portrait inédit de cet intellectuel majeur qui a, mieux que personne, analysé la fragilité des démocraties, de la paix et des libertés. Sur la base d’archives inédites et de nombreux témoignages, dont celui de Dominique Schnapper, la fille du philosophe, le récit nous révèle un homme sensible, passionné, loin d’être l’analyste froid et indifférent caricaturé par ses adversaires. 

C’est l’histoire d’un homme seul, un des plus brillants esprits de son temps, diabolisé par une partie des intellectuels français avant que l’Histoire réhabilite sa pensée, d’une frappante modernité. Professeur, philosophe, sociologue, journaliste et politologue influent dans le monde entier, Raymond Aron fut l’un des premiers, dès les années 1930, à ouvrir les yeux face aux totalitarismes nazi et stalinien. 
Il consacra sa vie à dénoncer toutes les formes de fanatisme, à regarder le monde tel qu’il est et non tel qu’il devrait être. A l’heure où les populismes et les régimes autoritaires reviennent en force, ses analyses sur la fragilité des démocraties, de la paix et des libertés sont plus éclairantes que jamais. « Un professeur d’hygiène intellectuelle » disait de lui Claude Lévi-Strauss.

Ce film dessine de façon originale la figure d’une personnalité méconnue et inclassable, grâce à des archives exclusives, le témoignage intime de sa fille, Dominique Schnapper, sur une vie plus romanesque qu’on l’imagine,  et le regard de nombreux intellectuels comme Nicolas Baverez, Perrine Simon Nahum, Daniel Cohn Bendit, Raphaël Enthoven ou Brice Couturier.

« Raymond Aron, le chemin de la liberté »
Un film de Fabrice Gardel
Public Sénat / PLAJ Productions/ avec la participation de Toute L’Histoire / 55’/ 2018  
Rediffusions : dimanche 21 octobre à 10H, samedi 27 octobre à 22H30, dimanche 28 octobre à 11H30, samedi 3 novembre à 23H30, dimanche 4 novembre à 12H30

21h50 : Débat animé par Jérôme Chapuis dans “Un monde en docs” #UMED
Raymond Aron, l’héritage
Il y a 35 ans tout juste disparaissait, Raymond Aron. Intellectuel hors norme, inclassable, son rayonnement et son influence furent immenses.
Penseur inclassable, d’une clairvoyance sans faille devant la montée des totalitarismes au 20ème siècle… qu’a-t-il encore à nous dire aujourd’hui ? Jérôme Chapuis et ses invités ouvrent le débat. :
Jean Birnbaum, responsable du Monde des livres
Jean-Claude Casanova, membre de l’Institut, cofondateur de la revue Commentaires
Cynthia Salloum, politiste
Nicolas Baverez, économiste et historien

Les éditions Calmann-Lévy relancent la collection « Liberté de L’esprit », créée en 1947 par Raymond Aron. Le 17 octobre 2018 paraîtra la réédition de La “Révolution introuvable” de Raymond Aron.
En savoir plus 

UN MONDE EN DOCS #UMED
Au programme du week-end, une soirée documentaire qui pose un regard unique sur notre société avec non plus 2 mais 3 documentaires. Cette année, le journaliste, Jérôme Chapuis anime le débat à 21h50 pour mettre en perspective avec ses invités le premier documentaire de la soirée. Hebdo, le samedi à 21h, 180’
À revoir le dimanche matin dès 9h. 
En partenariat avec l’INA.

Témoignage de Dominique Schnapper, sociologue et ancienne membre du Conseil constitutionnel, fille de Raymond Aron

En quoi la grille de lecture de Raymond Aron nous parle-t-elle aujourd’hui ? 
Ses analyses sur l’histoire du XXe siècle s’efforçaient d’être aussi rigoureuses que possible. Il recherchait avant tout la vérité. Cette recherche reste un objectif primordial si nous voulons défendre les démocraties aujourd’hui. Il était très sensible à leur fragilité. Aujourd’hui même si les combats à mener ne sont pas exactement les mêmes, nous ne pouvons que comprendre son inquiétude.

Le film montre un homme beaucoup plus sensible et plus passionné qu’on ne imagine…
Raymond Aron a été très régulièrement trainé dans la boue, diabolisé. On se souvient de la tirade de Sartre « Tout anticommuniste est un chien ».  Son effort de rationalité était pris pour de la froideur. En réalité, c’était un homme sensible et passionné.  Mais il contrôlait toujours ses émotions par la raison quand il s’agissait de politique. 
 
Claude Lévi-Strauss parlait d’un «  professeur d’hygiène intellectuelle »…
C’est une belle formule. J’aime aussi celle que m’a envoyée, à sa mort, un médecin de Montpellier que je ne connaissais pas : « Aron avait le cœur chaud et la tête froide ». Pour d’autres, c’est l’inverse…