Sales gosses 
Samedi 4 juin à 22H, dimanche 5 juin à 9H

Réalisation Céline Thiou – 2016
Coproduction Les films du Balibari – France 3 Pays de la Loire – France Télévisions

avec la participation de Public Sénat
Durée 52′

Les sales gosses sont presque toujours des garçons. Ils ont entre 6 et 14 ans. Ils arrivent à l’Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique (ITEP) des “Aubrys de Champagné”, dans la Sarthe, parce qu’ils ont été mis à l’écart du système éducatif. Ici, pour la plupart d’entre eux, c’est un endroit où reprendre pied pour essayer de « réintégrer le système scolaire normal ». Un lieu de vie, des sales gosses, les adultes qui les encadrent et une année pour saisir la vitalité et l’humour de ces enfants sortis du rang… (Pour en savoir plus -> Dossier de presse joint  )

SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN
22H : Nora Hamadi interviewe 
Céline Thiou
22h10 : Sales gosses 
22h10 : le débat animé par Nora Hamadi

Hugo Dupont, Maître de conférences en sociologie à l’Université de Poitier, auteur de « Ni fou, ni gogol » aux éditions Presse universitaire de Grenoble
François Delacourt, Directeur de l’ITEP La Mayotte
Philippe Jeammet, Pédopsychiatre, professeur émérite à l’Université René Descartes 

Question à Céline Thiou 

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce film ?

“J’ai un ami qui travaillait dans cet ITEP et qui m’a recommandé de venir. Je suis allée en repérage et c’est devenu une évidence tout de suite que de venir filmer. Ce qui m’a attrapée vraiment ce sont les regards des enfants : mélange de souffrance et d’enfance : il y a comme une tension permanente. Dès le départ, je savais que je ne les flouterai pas.  Depuis la direction de l’ITEP a changé mais à l’époque, l’année du repérage, on avait invité le directeur à la projection de mon film précédent que je venais de terminer. Après l’avoir vu, il a accepté que je vienne tourner dans son établissement. Comme je ne voulais pas flouter les visages, il me fallait les autorisations parentales et c’est ça qui a pris énormément de temps. J’ai tourné 80 jours répartis de septembre à mi-juillet. J’ai fini de tourner en juillet dernier. Ce que j’ai trouvé formidable avec les enfants, en dehors de la confiance qu’ils m’ont donné, c’est leur implication dans le projet. Je leur ai dit : « J’ai envie de filmer votre vie : les bons moments et ceux qui se passent moins bien ». De toute façon, c’est une génération habituée à être filmée. Ils ont bien sûr vu le film. J’ai fait une projection dans un cinéma avec tous ceux qui sont à l’écran : adultes et enfants.  Un peu plus tard, il y a eu une avant-première  avec tout le monde : les parents, les enfants… Les enfants se sont beaucoup investis.  Avant de filmer, je ne connaissais pas les ITEP. Je ne savais même pas que cela existait. C’est un choix de société que de mettre à l’écart des enfants qui ne rentrent pas dans le moule de l’école ; ça m’a touchée leur volonté d’intégrer à nouveau une école normale. C’est très très important pour eux (…)

Réagir, débattre, faire partager de nouveaux regards, mettre en perspective les grands débats de société #docudebat 

“Samedi soir, Dimanche matin”
Un rendez-vous privilégié composé de deux grands documentaires à 22H et à 23H15, puis d’un face à face de 22H à 22h10 avec le réalisateur suivi d’un débat animé par Nora Hamadi de 23H à 23H15 autour du premier documentaire.