Eric Woerth l'a dit ce matin dans "Bonjour Chez Vous !"

2 octobre 2019

Eric Woerth, député (LR) de l’Oise, président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, interview réalisée par Oriane Mancini et Patrice Moyon (Ouest France)

"On ne parle plus du tout du chômage, on reste avec un niveau très élevé, et par ailleurs avec des entreprises qui cherchent du monde. Le gouvernement a commencé à baisser les impôts des entreprises, mais de façon extrêmement faible."

Sur l'incendie de Lubrizol

"Je vois bien que la population n'est pas calmée, des questions se posent. Je pense que les autorités disent la vérité qu'ils ont, aucune autorité publique aujourd'hui ne cacherait quoi que ce soit."

"Il faut savoir quels produits ont brûlé, quels sont les risques. Je crois que la ministre de la Santé aurait du être en première ligne. Il y a eu beaucoup d'amateurisme dans la gestion de cette crise."

Sur le budget 

"C'est exactement le budget qu'on n'aurait pas voulu faire. Il y a deux ans on aurait proposé à Bercy de faire un budget comme ça, ils auraient dit "jamais."

"Je préconise un plan de réduction des dépense. Ca fait deux ans qu'on le dit au gouvernement, qui nous renvoie systématiquement la balle."

"On abdique sur l'idée qu'on souhaite reconquérir notre souveraineté financière. Le pouvoir d'achat des Français, c'est combien ils gagnent dans leur entreprise : le salaire est le reflet du développement du pays."

"C'est un budget du moindre effort, où on laisse rouler la pierre. On nous dit plus de taxe d'habitation, qu'elle va être compensée par le foncier bâti, et puis on nous dit que la TVA va régler tout ça. Ce n'est pas très clair."

Sur le Brexit, un risque financier ?

"Un risque gigantesque. C'est 0,5 points potentiels de croissance en moins en France. Le risque pour les Britanniques est considérable, ce pays va se mettre à l'arrêt."

Sur la baisse de 5 milliards d'euros d'impôts :

"Moi j'en doute un peu. [...] Déjà le prélèvement à la source fait que vous, contribuables, payez plus d’impôts que ce que vous auriez payé dans l'ancien système."

Sur la sécurité sociale

"L'année dernière les ministres gonflaient la poitrine en disant 'il n'y aura plus de déficit dans la sécurité sociale et c'est grâce à nous.' La vérité c'est qu'ils jouaient sur la conjoncture."

"L'année dernière les ministres gonflaient la poitrine en disant 'il n'y aura plus de déficit dans la sécurité sociale et c'est grâce à nous.' La vérité c'est qu'ils jouaient sur la conjoncture."

Sur les fonctionnaires

"Oui, il faut continuer à baisser drastiquement le nombre de fonctionnaires. Le Président est arrivé à l’Élysée avec un objectif de 120 000 fonctionnaires de moins. Cette année dans l'état, 47 personnes n'ont pas été remplacées."

Bonjour Chez Vous ! est la matinale de Public Sénat - canal 13 de la TNT,
en partenariat avec la presse quotidienne régionale, les télévisions locales et les Indés Radios.

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