Hubert Védrine l'a dit dans "Bonjour Chez Vous !" - mardi 10 mai 2022

10 mai 2022

Hubert Védrine, ancien ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, président de l’Institut François Mitterrand, l'a dit dans "Bonjour Chez Vous !"

Propos recueillis par Oriane Mancini et Stéphane Vernay (Ouest France)

Mardi 10 mai 2022

Sur la "communauté européenne" d'Emmanuel Macron :

"Je me réjouis qu’on relance une idée que François Mitterrand avait proposé trop tôt, d'avoir une instance pour les pays qui veulent rentrer dans l'UE dans laquelle il y a une relation d'égalité."

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Sur les traités européens :

"La question c'est : est-ce qu’il vaut mieux agir mieux dans les traités existants ou changer les traités ? Il y a une demande forte du Parlement, c'est dur de ne pas l’entendre."

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Sur la renégociation des traités européens :

"Je voudrais être sûr que ça n’augmente pas le nombre de cas où la France peut être en minorité. N’oublions pas que nous avons des positions souvent originales."

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Sur la guerre en Ukraine :

"C'est un tournant dans l'histoire de l'Europe, mais pas de l'Union européenne. Pour le moment ça a réveillé l'OTAN, il reste à transformer ce sursaut en quelque chose d'européen."

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Sur la Russie :

"L'Occident a accumulé les erreurs et les maladresses, par désinvolture : on n'a pas été assez inclusifs avec la Russie [post-URSS], puis pas assez dissuasif et ferme depuis le 3ème mandat de Poutine." Hubert Védrine, qui parle "d'arrogance désinvolte"

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"La Russie sera toujours à côté, mais elle ne sera jamais une social-démocratie scandinave. Il faut arrêter l'approche missionnaire. Mais ce n'est pas pour tout de suite, l'urgence n'est pas là."

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"Il y a une obsession ukrainienne chez Poutine, qui est partagée par plein de gens en Russie. (...) En Russie, c’est spécialement verrouillé, mais des discours de propagande dominant, il y en a partout, même dans les démocraties."

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"C’est pas parce qu’on a contribué à réveiller le monstre qu’il ne faut pas le combattre. Un jour, il y aura une Russie différente, mais pas un petit pays secondaire qui s’alignera sur nos normes et fait ce qu’on lui demande."

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Sur l'Ukraine : 

"Il ne faut pas embrayer derrière le discours américain. Des excités à Washington veulent faire de l'Ukraine un nouvel Afghanistan pour affaiblir la Russie. Je suis plus à l'aise avec la ligne française ou allemande."

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Sur les sanctions contre la Russie : 

"Il faudra affiner les sanctions économiques, il y a une énorme crise énergétique qui se prépare. Il faudrait organiser les choses pour le blé puisse sortir d'Ukraine et de Russie. Personne n'a intérêt à des émeutes de la faim."

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