Ils l'ont dit lors des Questions d'actualité au Gouvernement sur Public Sénat - mercredi 16 février 2022

16 février 2022

Ils l'ont dit lors des QAG au Sénat

Propos recueillis par Steve Jourdin, Tâm Tran Huy et Alexandre Poussart 

Mercredi 16 février 2022

Sur la proposition d'interdire le port du voile dans le sport : 

Esther Benbassa, sénatrice (non inscrite) de Paris :

"On pinaille sur les jeunes femmes qui veulent porter le voile et s'émanciper. C'est plutôt un signe identitaire que religieux. D'autres fédérations ne l'interdisent pas." 

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Martine Filleul, sénatrice PS du Nord :

"Je suis contre l'interdiction, déjà parce que le monde du sport y est opposé. Les valeurs du sport sont la tolérance et l'inclusion. Cela alimente une campagne présidentielle médiocre."

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Michel Savin, sénateur LR de l'Isère :

"C'est inciter les femmes à pratiquer sans avoir à porter un signe religieux qui est politique. Des clubs communautaires sont en train de se créer, quand c'est des filles de 12-13 ans, ce n'est pas volontaire." 

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Sur les relations avec l'exécutif :

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"Cela n'a pas été difficile, c'est un quinquennat où l'on a pas réussi à retisser la confiance. Les seuls élus qui ont la confiance des Français sont les maires. Pour le Sénat les choses se sont mieux passées."

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"À la fin de ce quinquennat, il y a une réalité financière. Au-delà du 'quoi qu'il en coûte', c'est un bilan décevant. Mais nous avons été constructif : au Sénat, on ne dit jamais oui par discipline et jamais non par dogmatisme."

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Sur la réforme constitutionnelle :

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"Le terme 'garantie' sur le climat était un mot inapproprié, voire dangereux. Sur la révision de la Constitution, nous avons dit non par rapport à la réduction du rôle de la CMP. Une réforme constitutionnelle, ça se prépare."

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Sur l'opération Barkhane :

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"On ne peut sans doute pas rester dans un pays dont les forces politiques ne veulent plus de la présence de nos armées. Le Président de la République doit faire le point, pour savoir comment réorganiser la lutte contre le terrorisme."

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Sur le passe vaccinal :

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"Nous avons toujours voté en faisant attention à la proportionnalité entre les nécessités sanitaires et le respect des libertés. Nous avons mis en place un contrôle par des commissions d'enquête." 

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Sur la levée du passe vaccinal : 

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"Une commission travaille sur l'adéquation entre les mesures imposées et la réalité de la pandémie. C'est le rôle de contrôle du Parlement. J'ai soutenu ceux qui votaient la loi, si la loi doit être changée, la commission le dira."

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Sur le "Grand remplacement" :

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"Quand on reprend la phrase de Valérie Pécresse c'était parce qu'elle n'en voulait pas qu'elle a utilisé ce terme. Je veux des Français de coeur, voilà pourquoi les questions de l'assimilation et de la laïcité sont aussi importantes."

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Sur le séparatisme :

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"Nous venons d'avoir un débat sur le sport. Ces hijabeuses viennent tester si la République tient bon ou si elle recule. Le gouvernement et la majorité n'ont pas voulu de la proposition du Sénat, cela me semble révélateur."

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Sur Valérie Pécresse : 

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"Tout ça c'est des mots. Je connais Valérie Pécresse, c'est une femme de droite, ouverte sur la pensée des modérées. C'est une femme qui fait, elle n'est pas dans les mots. Qu'elle soit ce qu'elle est, je lui fais confiance." 

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"Si Valérie Pécresse n'est pas au 2ème tour, le président de la République sera réélu." 

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Sur les parrainages :

Gérard Larcher, président du Sénat : 

"Il peut y avoir un sujet, c'est une responsabilité donnée aux maires qu'ils doivent assumer. Parrainer n'est pas soutenir, mais il peut y avoir des pressions institutionnelles ou politiques. Une réflexion sur l'anonymat doit être menée." 

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Sur les signes religieux dans le sport :

Bruno Retailleau, sénateur LR de la Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat : 

"C'est la grande confusion. Sur toutes les mesures de fermeté que le Sénat a proposé, le gouvernement s'est défaussé. Valérie Pécresse représente le seul danger pour Emmanuel Macron, les critiques convergent vers elle." 

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Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports :

"Nous sommes pour la laïcité. Les signes religieux n'ont pas leur place, dans le sport comme dans la société.(...) Ce n'est pas l'objet de cette loi" 

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